Le juge Evasio Massignani, un grand éducateur

Le 7 décembre 2005, le juge Evasio Massignani, qui m'a trouvé coupable de violence conjugale, détermine ma sentence. Comme le procès est terminé, le juge se lâche loose, et c'est un festival.

argumentation sur sentence, 7 décembre 2005 (pdf 297k)


Le juge et l'éducassion


Voici ce que le juge Evasio Massignani nous révèle de ses opinions politiques en matière d'éducation (l'apposition est volontaire). Il parle de mon "système d'éducation" qu'il a utilisé comme un indice de mon sadisme.

"...ça démontre là par son système de calendrier avec un enfant avec des couleurs, tout ça, et il est venu même élaborer la dessus ce que... il a témoigné longuement la dessus que c'était son devoir d'éducation ... je comprends pas, là, je me vois encore dans les années 50 ou les frères sortaient la règle pour euh... "

La réponse de mon avocat est la voix du bon sens.

"Premièrement pour le code de couleur c'est dans d'autre cas un code de sourire. C'est une belle journée ? On fait sourire. Quand c'est pas réussi, c'était le sourire par en bas. C'est ce que des éducateurs, personnellement, avec mon enfant, m'ont demandé de faire et c'était sur le mur de la maison. C'est pas une méthode arriérée, c'est une méthode très actuelle, de un. Et ce, personnellement, je le vis"

Le juge en rajoute

"je me vois encore dans les années 50 ou les frères sortaient la règle pour euh..."

On se demande combien de coups de règle le pauvre petit Evasio s'est mangé. Et quel type d'élève il était. Est ce que son métier de juge le soulage des brimades qu'il a l'ait d'avoir subi?

"même en Angleterre qu'y ont mis une loi qu'on pouvait battre les enfants d'une certaine manière, le mot battre... mais corriger. " (ton outré)

En effet, le châtiment corporel est autorisé - de façon très contrôlée - comme toute autre forme de réprimande. Et qu'est ce qu'on s'en fout! Un mot mal placé fait plus mal qu'une tape sur les fesses.

Le juge a des opinions tranchées en matière d'éducation. Et c'est lui qui décide. En effet, au québec, le milieu judiciaire et les groupes de protection de l'enfance fonctionnent en boucle. Comme les éducateurs vivent en permanence sous la menace de plaintes, c'est la justice qui a le dernier mot en matière d'éducation.

Le résultat de ces ingérences judiciaires? c'est la débâcle québecoise en matière d'éducation. Le mot est fort ? je ne crois pas.

Pis là,  là...

Le dernier bon mot du juge, sa réponse quand il se fait remettre à sa place par mon avocat:

"ouaaais mais je vous donne un exemple moi, je comprends pas qu'on fasse un procès de cette chose là. Je vous donne un exemple qui m'est venu à l'esprit mais il y en a plusieurs dans ce cas ci.

... ben moi non plus, je comprend pas qu'on fasse un procès de cette chose là.